AQIII - Quebec Association of IT Freelancers
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Le pot de terre contre le pot de fer, vraiment ?

Le pot de terre contre le pot de fer, vraiment ?

Oct. 26, 2018

Lors de la dernière année d’études d’un étudiant en TI, qu’il soit en premier ou deuxième cycle, la même rengaine revient sans cesse, quelle firme de consultants ou quelle grande entreprise viser ? Et ces débats aboutissent invariablement aux mêmes arguments convenus : « Oui Accenture (ou Deloitte, ou PwC, etc.) tu te fais exploiter, mais en sortant avec eux sur le CV, tu fais ce que tu veux ».

Sorte de point Godwin de la réflexion sur les possibilités offertes en TI, l’argument d’autorité de la grande firme boostant le CV écrase presque systématiquement toute autre considération. En échange de l’espoir de décrocher un bon emploi dans une grande firme réputée, l’on suit des formations exigeantes sur plusieurs années. Et en échange de l’espoir de décrocher l’emploi de nos rêves l’on fonce vers ces mêmes firmes où la seule attente que l’on a est d’en sortir.

Pour une discipline où l’on valorise grandement nos facultés d’innovation et de créativité, le chemin suivi chez les jeunes et futurs diplômés semble relativement convenu et peu innovant. Le pot de fer que représente la grande firme semble décidément supérieure au pot de terre que représente l’indépendance ou minimalement la petite firme. Des opportunités incroyables existent pourtant à considérer l’indépendance et les plus petites organisations. J’ai à l’occasion de mon projet de maitrise eu le choix entre un projet dans une grande firme de consultation en TI ou dans une petite organisation culturelle. J’ai sans hésitation choisi le second. Les journées étaient longues, mais le travail passionnant. En six mois j’ai pu endosser les casquettes d’analyste d’affaires, de concepteur de base de données, de développeur et d’accompagnateur de changement.

Mon CV avait-il plus de valeur que celui de mes camarades finissants d’alors ? À leurs yeux sans doute pas. Mais en réalité j’avais déjà pu explorer divers domaines, voir ceux qui m’attiraient et ceux qui me plaisaient peut-être moins pour le moment. J’ai également pu m’apercevoir qu’un réseau comme celui de l’AQIII est une opportunité incroyable pour explorer ces domaines d’intérêt, sans avoir à composer avec les lourdeurs induites par un emploi en grande firme de consultation.

L’indépendance est une porte ouverte vers l’exploration de ce qui nous passionne. Un réseau fort comme celui dont nous faisons partie est le moyen concret de transformer cette porte ouverte en carrière épanouissante. Je rêve de partager avec les futurs diplômés en gestion qu’en intégrant le pot de fer, on s’offre le droit de rêver à la carrière de ses rêves, mais en étant le pot de terre on explore directement ce que la carrière de ses rêves signifie.

Jason Rapeneau, administrateur du CA de l'AQIII


 

De employés un jour? Pourquoi pas!

De employés un jour? Pourquoi pas!

Oct. 26, 2018

Maintenant autonome, j'ai eu longtemps des employés dans mon entreprise. Il n'est pas dit que je ne réembaucherai pas sous peu.

Mais comment faire pour penser d'étendre votre entrepreneurship jusqu'à faire en sorte que des gens puissent s'intéresser à votre entreprise plutôt qu'une autre ?

Tout est axé sur le caractère distinctif et votre intégrité. Les mandats resteront toujours les mandats. Donc comment en dehors de ceux ci vous pouvez offrir une différence à vos futurs employés ?

Avantages pécuniaires, avantages sociaux, activités, gestion de l'inter mandat et j'en passe.

L'argent est un peu une forme de tabou dans notre belle province mais quand vient le temps de parler à vos futurs employés, il sera le sujet prédominant.

Offrir des participations à des congrès et formation. Rétribuer les références qu'ils vous donnent de façon récurrente et non par un simple montant. Etc.

La réflexion est grande mais peut en valoir la peine. Si ceci vous intéresse pourquoi ne pas approfondir le sujet. Mes coordonnées se trouvent ici :

www.polyformatikaffaire.com

Richard Nadeau, administrateur du CA de l'AQIII (Qc)


 

L'intelligence Artificielle gagne le monde entier, et pendant ce temps-là, à Montréal...

L'intelligence Artificielle gagne le monde entier, et pendant ce temps-là, à Montréal...

Sept. 28, 2018

Si, comme moi - en entrepreneur attentif du monde des technologies digitales - vous vous tenez à l’affût des évolutions et des nouveautés fascinantes de l'ère numérique, alors vous n'aurez pas manqué de suivre avec intérêt l'évolution du monde de l'intelligence artificielle à Montréal au cours des récentes années et des derniers mois. 

Des investissements privés majeurs de Google, Facebook, Deepmind ou Microsoft, en passant par des centres de recherche mondialement connus tels que l'IVADO, le MILA ou les pôles universitaires, la tendance est belle et bien d'établir Montréal comme un pôle mondial majeur en IA. 

Un autre indice qui ne trompe pas, c'est celui du capital risque : les startups et innovateurs québécois en IA ont raflé parmi les plus gros rounds de financement en capitaux mondiaux depuis le début de 2018. Des incubateurs et accélérateurs majeurs, tels que Founderfuel ou Techstars ont choisi notre ville pour accompagner les créateurs du domaine de l'IA. 

Le monde l'IA est aujourd'hui une des plus belles opportunités de l'ère digitale qui se présente à nous, et en tant qu'entrepreneurs indépendants, c'est pour nous l'occasion de démontrer nos savoirs faire professionnels tout autant que de nous positionner sur de nouvelles opportunités d'affaires et de partenariats. Je vous propose d'en apprendre un peu plus au travers des articles suivants. Bonne lecture !

Et pour référence : 
L'IA Montréalaise en quelques chiffres clés

Jean-Michel Laroche, président du CA de l'AQIII


 

Le travail à temps partiel et les effets de la pénurie de main d’œuvre

Le travail à temps partiel et les effets de la pénurie de main d’œuvre

Sept. 28, 2018

Ressentez-vous les effets de la pénurie de main d’œuvre ? Moi, oui. Moi qui recherche un mandat à temps partiel depuis plusieurs années et qui n’en trouvais pas, j’ai eu 3 approches en ce sens en août et septembre. Et je rencontre des collègues qui ont eu la même chose.

Enfin!  Il était temps que le marché change. Travailler 5 jours/semaine est un carcan qui s’applique normalement aux permanents d’une entreprise. Pour nous qui ne voulons pas être des employés déguisés, qui voulons offrir notre expertise lorsque requise, le marché serait-il en train de changer ?

Il y a différentes raisons qui peuvent inciter un consultant à travailler moins que 5 jours/semaine au même endroit. Par exemple:  

  • travailler 2 jours/semaine pour un client et 3 jours pour un autre, afin de terminer un mandat qui s’achève et répartir le risque financier lorsqu’un mandat se termine
  • travailler 2.5 jours/semaine pour profiter de sa qualité de vie et prendre une retraite progressive après de nombreuses années de labeur
  • travailler et étudier pour rester à l’affut des connaissances de pointes

De plus, ceci est avantageux pour les clients, leur donne une flexibilité dans la recherche de ressource de pointe au bon moment. La pénurie de la main d’œuvre force le marché à changer et pour le mieux, selon moi.

Qu’en pensez-vous ?

Marie Guertin
Membre du CA de l'AQIII


 

Qu'est-ce qu'un entrepreneur TI?

Qu'est-ce qu'un entrepreneur TI?

March 27, 2018

Qu’est-ce qu’un entrepreneur en TI ?

 

Tout d’abord, il n’existe pas de critères applicables à l’ensemble des entrepreneurs. En fait, la spécificité d’un entrepreneur repose en sa capacité à échapper au moule, aux standards.

Il existe toutefois certains traits qui semblent être favorables à ce statut d’entrepreneur. Je vais en aborder ici quelques-uns, basés sur mon expérience personnelle.

Le professionnalisme

Être professionnel dans les relations avec nos clients, nos collaborateurs, nos conseils (comptable, avocat), les employés de nos clients etc.

Cela s’exprime entre autres par :

  • une excellente capacité à s’organiser : structure d’entreprise, gestion des communications etc.
  • un savoir être développé : toujours agir avec tolérance et respect, même dans des situations difficiles. Savoir aussi exprimer clairement ses idées

La volonté

Le milieu des TI exige de grandes compétences techniques. Nous sommes souvent exposés à des problématiques complexes. Mais cette complexité est la raison pour laquelle nos clients font appel à nos services : sans complexité, sans problème, point de travail ! La volonté, la motivation sont ainsi primordiales.

Je dirais même qu’il est crucial de cultiver le goût pour la résolution de situations difficiles. Comme le dit Corneille dans le Cid, « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » !

L’envie d’apprendre

En affaires, il n’existe pas de status quo. Ne pas progresser, c’est implicitement régresser. Et c’est encore tellement plus flagrant en TI !

Un entrepreneur se doit donc de parfaire ses connaissances en continu. Par exemple, en choisissant un mandat pour lequel il ne maîtrise pas l’ensemble de la matière, il se forme tout en étant payé… Attention toutefois : la transparence est de mise avec le client et cela ne vaut que pour une portion du travail à exécuter. Mais il s’agit là d’une belle manière de conjuguer travail avec honoraires et avancement de ses connaissances !

… et l’envie d’enseigner

J’ai pu constater que plusieurs consultants (en particulier ceux qui débutent) pensent qu’il faut savoir garder pour soi ses connaissances. Que c’est là le secret de la réussite. Tout au contraire…

Je me suis toujours efforcé que mes clients voient en moi celui qui rend leur vie plus simple en les assistant dans la conduite de leurs affaires. Je n’ai jamais tenté de me rendre indispensable; j’ai toujours cherché à ce que mes clients me rappellent parce qu’ils le veulent, non pas parce qu’ils le doivent…

Cela passe en grande partie par le partage de mon expertise avec les collaborateurs de mes clients. Je travaille ainsi à livrer de beaux projets et, chemin faisant, j’échange mes connaissances auprès des autres acteurs impliqués. Outre le plaisir sincère de partager, ces personnes constituent des alliés précieux car elles voient en moi un partenaire. Le client est en général aussi satisfait de voir un consultant participer à l’avancement de ses équipes.

Savoir s’entourer

Nous avons souvent tendance à tout prendre sur nos épaules. Parfois, c’est même contre-productif…

Je vous conseille ainsi d’avoir recours à des mentors, à des ouvrages et à des forums de discussion. L’AQIII est à ce titre une source extrêmement précieuse d’informations : les échanges avec nos pairs sont fructueux et les initiatives mises en place par l’association (comme les excellents cursus de formation 101, 201 et 301) s’avèrent être des opportunités extraordinaires de faire croître vos affaires !

 

Sébastien Daupleix siège au CA de l’AQIII depuis 2016, membre depuis 2006.

Consultant depuis 1998, il a fondé plusieurs compagnies dont la dernière, uzinakod, qui fabrique pour ses clients des logiciels sur mesure et des solutions avancées d’intelligence artificielle.

Vous pouvez le joindre à seb@uzinakod.com